Comment fonctionne le VSS
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Comment fonctionne le VSS
Pas d'équations, pas de théorie. Juste ce qu'il fait vraiment dans ta fourche.
Ton air spring ne connaît qu'une seule chose : à quelle distance la fourche s'est déplacée. Il ne fait pas la différence entre t'enfoncer tranquillement dans un berm et frapper une roche à pleine vitesse. Il te donne la même résistance dans les deux cas. C'est la limite fondamentale d'un ressort à air, et c'est pour ça qu'un setup finit toujours par être un compromis.
Le compromis avec lequel tu vis depuis toujours
Roule ta fourche molle et elle est magnifique sur le petit chatter, mais elle traverse le mid-stroke et bottom out sur n'importe quoi de sérieux.
Roule-la ferme et tu as du support, mais tu perds la sensibilité sur les petits impacts et la fourche se met à sauter par-dessus les racines au lieu de les suivre.
Chaque session de setup, c'est toi qui choisis un point entre les deux. Il n'y a aucun réglage qui te donne les deux, parce que le ressort ne peut pas savoir quel genre d'impact il est en train de prendre.
Ce que le VSS fait différemment
Le VSS réagit à la vitesse à laquelle la fourche bouge, pas à la distance.
Sur les mouvements lents, transferts de poids, compressions douces, terrain roulant, l'air passe librement à travers et tu le remarques à peine. Ta fourche reste aussi souple qu'avant.
Sur un impact rapide, l'air n'arrive plus à passer assez vite, et le VSS crée de la résistance exactement au moment où tu as besoin de support. Ensuite l'impact passe, l'air rattrape son retard, et le VSS relâche.
C'est toute l'idée. Du support qui apparaît quand il y a quelque chose à supporter, et qui disparaît quand il n'y en a pas.
« C'est pas juste la job du damper, ça ? »
Bonne question, et oui, réagir à la vitesse, c'est exactement ce que fait un damper. Mais il y a deux problèmes à s'appuyer sur ton damper pour ça.
Un damper génère de la force instantanément. Même à 0 % du travel. C'est même là qu'il en génère le plus, dès le début du stroke, précisément là où tu veux que ta fourche soit molle et qu'elle suive le sol. C'est pour ça que fermer la compression tue ta sensibilité sur les petits impacts.
Un damper dissipe l'énergie. C'est sa raison d'être, il transforme le mouvement en chaleur et la jette. Roule avec beaucoup de compression et ta fourche devient morte. Le bike n'est plus le fun à rouler.
Le VSS laisse les premiers 20 à 25 % du travel pratiquement intacts, donc tu gardes tout ton grip et la fourche suit le sol comme il faut. Passé ça, il devient très fort et te tient dans le mid-stroke.
Et comme il emmagasine cette énergie dans l'air spring au lieu de la brûler en chaleur, ton bike reste poppy. Tu as l'impression de rouler le tune de compression le plus ferme de ta vie, mais tu peux quand même jibber dans le stationnement et popper partout sur le trail. C'est la partie qui surprend le plus les gens, tu n'échanges pas ton fun contre du support.
Ce que ça donne sur la trail
La description qui revient le plus souvent, c'est le coil. Doux et actif en début de course, planté dans le milieu, et il te tient à travers les impacts répétés au lieu de packer.
La différence avec un vrai coil, c'est la fin du stroke. Un coil va bottom out sans se poser de questions. Le VSS continue de bâtir du support plus tu frappes fort, donc tu as le feel du coil sans perdre ta résistance au bottom-out.
La première réaction la plus fréquente, c'est que la fourche a l'air d'avoir gagné du travel. Ce n'est pas le cas, elle utilise simplement comme il faut le travel qu'elle avait déjà.
Pourquoi pas juste ajouter des tokens ?
Un token réduit ta chambre d'air, donc la fin du stroke ramp plus fort. Ça a l'air d'être de la résistance au bottom-out gratuite, sauf que la fourche ne descend plus aussi creux, donc pour utiliser ton travel au complet, tu dois baisser ta pression.
Et c'est là le piège. Baisse ta pression et tu es plus mou partout : en début de course, dans le mid-stroke, partout où tu étais content avant. Garde ta pression et tu n'atteins jamais la dernière portion de ton travel. Dans les deux cas, tu laisses quelque chose sur la table.
Tu finis donc par choisir : assez de sag, ou tout ton travel. Assez de support dans le milieu, ou assez de ramp à la fin. Chaque token que tu ajoutes te déplace sur cette ligne, et il n'y a aucun point où tout est correct en même temps. C'est pour ça que régler une fourche à air donne l'impression de tourner en rond, tu ne fais rien de mal, le compromis est intégré au système.
Le VSS ne réduit pas ta chambre d'air, donc il ne te demande pas de faire ce choix-là. Ta courbe de ressort reste où tu l'aimes, ton sag reste où tu l'as réglé, ton travel au complet reste disponible et le support n'arrive que quand la fourche bouge assez vite pour en avoir besoin. Plus de détails sur comment rouler les deux ensemble dans tokens ou VSS.
Rien à ajuster, rien à entretenir
Il n'y a aucune pièce mobile dans un VSS. Rien qui s'use, rien à faire servicer, aucun ajusteur externe à jouer avec. Tu l'installes une fois et il fait sa job.
Cette simplicité est voulue. Une pièce qui n'a rien pour briser, c'est une pièce qui se comporte pareil au premier run et au cinq centième.
Une seule chose à surveiller : ne laisse pas ton bike dans une auto fermée en plein soleil l'été. Si ça arrive, donne-lui 5 à 10 minutes pour refroidir avant de compresser la fourche. C'est la même raison pour laquelle les tokens FOX et RockShox se déforment parfois après un coup de chaleur, chaleur plus charge immédiate. Laisse refroidir et il n'y a aucun problème.
Des questions sur le design ?
Le VSS est patent pending, donc il y a une limite à ce que je peux détailler dans un article de blogue. Mais si tu es un rider avec une question technique, ou si tu es intéressé à collaborer, ça me fait plaisir d'en parler.
Écris-moi à info@shockwaveparts.com ou sur Instagram à @shockwavebike.
Le principe en une phrase : ton air spring réagit à la position, le VSS réagit à la vitesse. Tout le reste découle de ça.